La Métropole Nice Cote d’Azur compte 19 stations d'épuration de taille et de process très différents, réparties sur les communes du territoire. Celles-ci, alimentées par les égouts et collecteurs, épurent chaque jour la pollution produite par les habitants des communes concernées.
Ces stations d’épuration situées, pour les plus importantes, sur les communes du littoral permettent de nettoyer l'eau usée pour la rendre acceptable par le milieu naturel afin que le processus d’épuration se continue naturellement. Ces stations traitent l’équivalent de 900 000 équivalent habitant (EqH) ce qui représente environ 60 % de la pollution du département. (un équivalent-habitant rejette en moyenne 150 litres d'eau et 60 g de matière organique par jour. Cette expression tient compte de la pollution urbaine et industrielle, rapportée à une personne).
Nice Côte d’Azur dispose d’une capacité excédentaire d’environ 50 % par rapport à la population permanente du territoire. Cette surcapacité permet d’accueillir sans difficulté les saisonniers, de traiter une partie des eaux de ruissèlement et de garantir l’avenir.
L’émissaire de la Causinière au large de Saint-Jean Cap Ferrat est en place depuis 1975. Il a été conçu pour acheminer les eaux usées des communes d’Eze, Beaulieu, Villefranche-sur-mer, Saint-Jean Cap Ferrat et d’une partie de Cap d’Ail et de la Turbie depuis le collecteur jusqu’à 104m de profondeur, soit à 500m du rivage en extrémité du Cap.
Sa réhabilitation a un caractère provisoire, puisqu’un raccordement des eaux usées de ce secteur sur la station d’épuration Haliotis de Nice est en cours de réalisation. Après cette date l’émissaire acheminera les eaux pluviales et permettra le délestage occasionnel du réseau d’eaux usées.
Dans le secteur est de Nice, les premières inondations apparaissaient dans le quartier de la place Ile de Beauté, sur les quais et au voisinage de l’avenue des Diables Bleus, pour des pluies survenant tous les deux à cinq ans en moyenne.
Un modèle de simulation des écoulements avait permis de définir des aménagements structurants et d’optimiser la solution de stockage préconisée dans le cadre du schéma directeur d’assainissement notamment au regard des contraintes financières du projet.
La solution retenue a permis d’une part une réduction de la pollution déversée en mer et garantit d’autre part une diminution du risque inondation d’occurrence 20 ans.
Afin de réguler les eaux unitaires de la Ville de Nice pour parvenir à un traitement de toutes les eaux, même en cas d’apports importants par temps d’orage, la Métropole Nice Côte d’Azur a mis en œuvre des grands travaux comprenant l’extension du collecteur général sous la plage (travaux terminés en juin 2002) et la construction de plusieurs bassins de stockage (terminés en 2005).
Deux bassins de rétention ont été réalisés sur le parking des bus en limite de la station d’épuration de Ferber, derrière l’office du tourisme. Ces bassins ont pour but de stoker les eaux des fortes pluies qui engendrent la rapide montée en charge du réseau unitaire et qui donnent lieu à des rejets d’effluents dans la Baie des Anges. Ces eaux stockées temporairement sont ensuite renvoyées vers la station d’épuration de Nice (Haliotis) avant d’être rejetées en mer.
Les communes de l’Est (Eze, Beaulieu, St Jean Cap Ferrat et Villefranche / Mer) rejetaient leurs eaux au niveau de la pointe Causinière (10 350m3 jour). La CANCA s’est engagée, face à ce rejet en mer illégal (toléré jusqu’en 2010), vis-à-vis des services de l’Etat pour la mise en service d’un réseau permettant l’acheminement des eaux usées à la station d’épuration de Nice (Haliotis) en 2010.
Ces travaux ont concerné :
La station d’épuration de Saint-Laurent-du-Var (capacité de 80 000 EH) traite les effluents d’assainissement d’eaux usées par un procédé biologique (boues activées de moyenne charge) des communes de Carros,
Sa réhabilitation s’impose afin de rejeter dans l’embouchure du Var, puis dans la mer toute proche, des effluents mieux traités en respectant les normes de rejet européennes (décret du 3 juin 1994 transcrit dans le CGCT, article R2224-12 du code général des ollectivités territoriales)
initiés à l’automne 2009 ces travaux permettront d’augmenter la capacité de la station de 80.000 équivalents-habitants à 110.000 équivalents-habitants tout en garantissant un rejet de qualité eaux de baignade.
OBJECTIFS :
Filière EAU : porter la capacité de la station d’épuration à la nouvelle capacité de 110.000 EH
Filière BOUES : adapter la filière à la nouvelle capacité de traitement, aux nouveaux objectifs de rejet ainsi qu’à la technologie de la filière « Eau » proposée.
Filière AIR : adapter la ventilation et la désodorisation actuelles aux nouvelles dispositions et technologies proposées pour les filières « Eau » et « Boues » afin de garantir la sécurité du personnel et prévenir les nuisances olfactives extérieures.
La commune de Vence traite ses eaux usées sur deux ouvrages d’épuration vétustes construits en 1978 et 1984 situés respectivement dans les quartiers de Vosgelade et de Malvan.
Le Schéma Directeur d’Assainissement Communautaire a préconisé la construction d’un ouvrage unique de traitement des effluents de Vence d’une capacité de 30 000 équivalents-habitants sur le site actuel étendu situé au Malvan et la mise en place de bassins de stockage, sur chaque site (Malvan et Vosgelade). Les appels d’offres pour les travaux sont lancés à l’automne 2011, pour un démarrage des travaux en 2012.
OBJECTIFS :
La commune de Cagnes-sur-Mer traite ses eaux usées sur l’actuelle station d’épuration construite en 1958.
Le Schéma Directeur d’Assainissement Communautaire a préconisé la construction d’un ouvrage de traitement des effluents de Cagnes Sur Mer d’une capacité de 125 000 équivalents-habitants sur un terrain peu éloigné du site actuel situé entre l’autoroute et la voie SNCF et la mise en place d’un bassin de rétention, de canalisations de transfert et la reconstruction de l’émissaire en mer.
Les travaux doivent commencer en 2013. La maitrise foncière a été acquise en 2010. Les études préliminaires ont commencé.
OBJECTIFS :
Le Schéma Directeur d’Assainissement Communautaire préconise la construction d’une nouvelle station d’épuration des eaux usées sur le site de la station existante de la Gumba à Levens qui présente une surcharge hydraulique malgré des rendements de traitement de bons niveaux.
Le projet de construction d’une nouvelle station d’épuration des eaux usées sur le site de la station existante de la Gumba à Levens comprend :
- le traitement des eaux,
- le traitement des boues.
Le rejet se déverse dans le vallon de la Gumba qui alimente la Vésubie.
Les travaux doivent démarrer en 2013. La procédure pour désigner le maitre d’œuvre est en cours
OBJECTIFS :
Depuis la construction de la station d’épuration (1985), le génie civil de la station s’est dégradée (atmosphère corrosive en présence d’un milieu marin).
L’actuel bâtiment abritant les décanteurs primaires et comportant 10 bassins d’une capacité de 1200 m3 chacun occupe une grosse emprise.
Il a été décidé de réduire ce volume grâce à la décantation lamellaire. Elle permet de faire circuler le flux à contre courant à travers des plaques à 60 degrés afin de récupérer les boues primaires.
Les travaux de réhabilitation portent essentiellement sur :
L’arrêt de ces installations permet un renouvellement des équipements électromécaniques.
Objectifs :
Cela permet de rallonger la durée de vie et de pérenniser la station actuelle.
Planning :
Travaux en cours jusqu’en 2011
Les boues issues des bassins de décantation (boues primaires) et des clarificateurs (boues secondaires) de la station Haliotis sont actuellement épaissies dans des ouvrages appelés épaississeurs, avant d’être conditionnées sur filtre-presse. Ces épaississeurs, qui nécessitent une rénovation (ils ont 20 ans également), fonctionnement actuellement presque au maximum de leur capacité.
Il est donc important de sécuriser la production des boues de la station Haliotis, afin de ne pas dégrader ses performances.
La création de flottateurs permettra de traiter les boues secondaires. Les épaississeurs n’étant alors plus utilisés que pour les boues primaires pourront ensuite être rénovés à tour de rôle.
Les travaux doivent être relancés incessamment dans le cadre d’une conception-réalisation.
Une station d’épuration doit être construite à Duranus afin des traiter les effluents du village dont le réseau, déjà construit en grande partie (1 km) n’est encore pas raccordé.
La station sera dimensionné pour 180 EH (équivalent habitant), soit une soixantaine d’habitation à terme. Les travaux seront lancés avant la fin de l’année 2011.